Alors Emmanuel, cette fois tu ne frappes pas ?

La chose est tellement évidente que personne, même pas BHL ou Daniel Cohn-Bendit ou le journal "Libération" n'a osé dire que l'attaque au gaz chimique qui a eu lieu ce dimanche 25 novembre sur Alep soit du fait de "boucher de Damas". Tous les médias sont obligés à dire, certes très doucement et à contrecœur, que la roquette portant du gaz de chlore venait bien des zones contrôlées par les jihadistes, et que la zone visée était bel et bien la ville d'Alep. Alep avait été libérée de la mainmise des terroristes l'année passée, après 4 années où la barbarie régnait dans cette importante ville syrienne.
Et voilà que le président français si prompt à accuser sans la moindre preuve; pire encore, si prompt à bombarder sans la moindre preuve, garde cette fois un silence absolu. De même évidemment que les grands médias. Et leur gestion de silence ne s'arrête pas là. Elle concerne aussi les déclarations (pourtant présentées dans un format très modéré sous contrôle de son ambassade aux Etats Unis) du prince saoudien Mohammed ben Salman faites au quotidien Washington Post pendant sa visite aux Etats Unis et où questionné sur le fait de la prolifération de l'idéologie wahhabite il eut la candeur -et la franchise- de répondre que "..la prolifération des mosquées et madrasas (écoles coraniques) eut son origine dans le cadre de la guerre froide où ce furent nos amis occidentaux qui nous ont poussé à les développer pour contrarier l'influence de l'Union Soviétique". Difficile d'être plus clair, nous semble t-il

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6 milles millards de dollars pour détruire....

L'université de Rhode Island, l'une des plus prestigieuses des USA a sorti une étude prouvant que les guerres menées depuis 2001 par le États-Unis ont englouti 5.900 milliards de dollars ; un peu plus de trois fois la 'modique' somme de 1.700 milliards de dollars concédée par le Pentagone lui-même.
Quand on voit le si merveilleux résultat 17 ans plus tard, c'est sûr que la dépense en valait la peine! 
On peut imaginer ce que cette même somme injectée pour le développement dans le monde aurait pu produire - même en terme de 'sécurité', puisque c'est au nom de 'notre sécurité' que sont mené ces guerres.
Mais ça, ce n'est pas dans les cartons du capitalisme.
source : https://www.lecho.be/journal/ipaper/20181123#detail/10072322

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D'avantage de militaires belges en Afghanistan en 2019

Notre nouveau ministre de la "défense" Sander Loones entend montrer sans tarder la bonne couleur atlantiste : sa première mesure est le renfort du contingent belge en Afghanistan, qui doit passer de 80-90 à 220 en septembre 2019. S.Loones estime donc comme ses prédécesseurs, que la défense de la Belgique passe par l'occupation et la participation à la guerre en Afghanistan....
L'Otan (donc notre pays) est empêtrée dans cette guerre depuis 2001. Ce n'est plus, aujourd'hui, un simple discours de gauchiste pacifiste que de reconnaître que le résultat est un désastre général, ici et là-bas ; le terrorisme, le prétexte avancé pour cette guerre, s'est bien rependu partout, il y a assez peu de volontaires pour nier l'évidence maintenant.
Conclusion, faisons donc encore plus la même chose !

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La société de droit belge SWIFT s'écrase devant les menaces US

SWIFT est un système interbancaire international de transfert d'information et de paiement. Plus de 11.000 institutions financières de 200 pays y sont connectées. Couper l'accès d'une banque au réseau SWIFT, c'est lui interdire de recevoir ou d'émettre des paiements via ce canal sur lequel sont branchés la quasi-totalité des grands acteurs financiers mondiaux.
La société est basée à Bruxelles, et soumise au droit belge.
Les USA avaient menacé début novembre de soumettre SWIFT à des sanctions états-uniennes si elle continuait à fournir ses services aux institutions financières iraniennes. A peine quelques jours plus tard la société suspend l'accès des banques iraniennes à son réseau.
La diplomatie US emprunte beaucoup des bonnes pratiques des chefs de gang et des maffieux. Ou, comme l'avait résumé très élégamment Harold Pinter lors de l'agression de la Yougoslavie, «La définition de la politique étrangère américaine c'est “Baise mon cul ou j’écrase ta gueule"».

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Netanyahu : Il faut sauver le soldat Ben Salman

Dans un article intitulé : "Pour quoi Israël lance un gilet de sauvetage aux assassins de Khashoggi ?" le quotidien américain "The Washington Post" révèle dans son édition du 14 de ce mois que le Premier Ministre Netanyahu a téléphoné à la Maison Blanche pour soutenir le prince Ben Salman argumentant qu'il est "très important d'assurer la stabilité du monde et que dans ce but l'on doit tout faire pour que l'Arabie Saoudite reste stable". Avec l'intention, probablement, d'être encore plus précis que son chef, Ron Dermer, l'Ambassadeur israélien à Washington qui avait déclaré "qu'il ne fallait pas jeter le prince avec l'eau du bain". Sans néanmoins préciser s'il s'agissait de l'eau du "bain" utilisé pour "jeter" le journaliste saoudien.
Les mœurs princiers résultent en effet quelque peu embêtants pour les projets saoudo-sionistes au Moyen Orient : le retrait américain de l'accord nucléaire avec l'Iran, l'abandon de la participation américaine au budget d'aide aux réfugiés Palestiniens, le transfert de l'Ambassade USA à Jérusalem, le soutien aux bombardements saoudiens contre les rebelles yéménites, démarches qui dévoilent la vrai nature de l'alliance américaine-sioniste avec le prince égorgeur.
source : The Wadhington Post

https://www.washingtonpost.com/opinions/global-opinions/why-is-israel-tossing-a-lifeline-to-jamal-khashoggis-killers/2018/11/11/6a26572e 

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L'oubliée des commémorations du 11 novembre

Difficile à rappeler probablement par ceux qui nous abreuveront de commentaires ces jours-ci, la révolution bolchévique d'octobre 1917 est un facteur tout à fait essentiel de la fin précipitée de la grande boucherie de 14-18. Directement inspirés par leur camarades russes, dès janvier 1918 voient éclore un peu partout en Allemagne des grèves pour la conclusion rapide de la paix ; fin octobre 18, les mutineries éclatent et s'étendent dans le pays. Des conseils d'ouvriers, de paysans et de soldats sont instituées dans plusieurs villes allemandes, et le 9 novembre le mouvement gagne Berlin : des colonnes d'ouvriers marchent sur le centre de la capitale et occupent des bâtiments publics ; les soldats présents dans la ville fraternisent avec les insurgés (source).
C'est cette nouvelle qui décidera l'état-major allemand à accepter toutes les conditions imposées par les vainqueurs deux jours plus tard : il était maintenant prioritaire d'utiliser l'amée pour aller écraser la révolution communiste (ce qui sera fait en janvier 19).
Le 9 novembre 1918 était fondé à Berlin Le Drapeau Rouge (Die Rote Fahne), par Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg. Il sera l'organe central du Parti communiste d'Allemagne jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

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