Le vote électronique : anti-démocratique, cher, ... et inefficace

Malgré les disfonctionnements récurrent, Bruxelles s'est obstinée à recourir à nouveau au vote électronique pour les éléctions d'octobre. Résultats quasi annoncés d'avance : à 11 heures on comptait encore 47 bureaux en panne, provoquant des heures d'attentes cumulées.
Depuis l'introduction en 1991, chaque élection à Bruuxelles a été plombée par des bugs informatiques. Aux dernières élections de 2014 2250 votes avaient dû être purement et simplement annulés.
Le problème démocratique avait lui été souligné dès le début. Sans doute ce n'est pas le cas maintenant, juste parce que ce n'est pas actuellement nécessaire, mais dès qu'on en aura besoin, rien n'est plus simple pour modifier un résultat "indésirable" que de truquer un programme informatique ! Le nouveau ticket à scanner n'offre qu'une garantie très illusoire, puisque le comptage est de tout manière effectué par programe, à partir d'un code-barre illisible pour l'électeur. Et si jamais contestation et recomptage devait avoir lieu, on pourrait toujours bien sûr se cacher derrière un autre bug informatique...
Enfin c'est une nouvelle illustration des merveilleuses joies du partenariat public-privé : notre démocratie est ainsi entre les mains d'une société privée Smartmatic, dont le siège social est à Londres, et qui nous suce allegrément au passage : D'après le ministère de l'Intérieur, le vote électronique coûte 4,44 € par électeur, contre 2,11€ pour le le vote papier. Avec environ 600.000 électeurs à Bruxelles, faites le compte.

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