Les Etats-Unis reprennent en main leur arrière-cour

Au cours d'une séance à laquelle participait depuis Washington par visioconférence le Secrétaire d’Etat US, Mike Pompeo - les membres du "Groupe de Lima" a adopté ce 4 janvier une déclaration reprenant à leur compte l'ensemble de la réthorique étatsunienne contre le Vénézuela, et les revendications de l'opposition vénézuélienne radicale financée par les USA : le mandat (qui débute ce 10 janvier) du président élu en mai 2018 est illégitime, et Nicolas Maduro doit renoncer au pouvoir ; le Venezuela est devenu un acteur militaire capable de constituer une menace pour la paix et la sécurité dans la région ; les sanctions financières prises par les pays signataires contre le Vénézuela sont renforcées ; la "Communauté Internationale" est appellée à prendre des initiatives contre le gouvernement bolivarien...

Le dit "Groupe de Lima" a été créé en aout 2017 dans le but affiché de "s'attaquer à la situation critique qui règne au Venezuela et d'explorer les moyens de contribuer au rétablissement de la démocratie dans ce pays". Il réunit 13 pays d'Amérique Latine plus le Canada, mais les USA en sont manifestement le principal membre fantôme. La séance de vendredi avait été précéde de rencontres bilatérales de Mike Pompeo avec le nouveau résident brésilien, le futur président colombien et le minitre péruvien des affaires étrangères.

Il est à souligner que le Mexique, membre du Groupe, s'est désolidarisé de la déclaration.

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