Le plan US pour le Venezuela est-il en train d'échouer ?

Cela n'a pas marché. La gêne des médias est assez révélatrice de l'échec du spectacle 'humanitaire' de samedi dernier. Le Soir lui-même en arrive à aller jusqu'à oser écrire "le « tsunami de volontaires » annoncé par l’opposition vénézuélienne pour accompagner les convois d’aide s’est révélé beaucoup moins nombreux que prévu". C'est le moins que l'on puisse dire ! Le "million de Vénézuéliens" annoncé par la marionnette autoproclamée s'est révélée être quelques centaines de guarimberos mêlés à des agents provocateurs colombiens armés, mettant le feu eux-mêmes à leur si précieux camions à coup de cocktails molotov.

Il faut bien avouer que le scénario est difficile à soutenir, même pour des médias mainstream : que représente 10 camions 'humanitaires' US, face aux souffrances causéés par la pénurie de médicaments et de nourriture que provoquent depuis des années les sanctions US, le blocus économique, la confiscation des avoir du Venezuela par les USA mêmes!

Et même pas, pour faire passer cette couleuvre, de belles images de "manifestants pacifiques abattus par le régime": les journalistes ont été obligés de se contenter des "petites balles en caoutchouc, qui créent de graves lésions" comme écrit Le Figaro. Au pays ou les forces du régime Macron estropient et éborgnent les manifestants à coup de flash-ball, ça passe assez mal.

Le tsunami en question s'est plutôt trouvée être de l'autre côté, un tsunami de partisans de la révolution bolivarienne bien décidé à ne pas laisser se réaliser le plan putschiste. Voilà manifestement une carte qui n'avait pas été anticipée dans le jeu US.

Même en prenant les chiffres colombiens de 400 déserteurs, c'est complètement dérisoire, surtout si l'on songe au fait que chaque déserteur se voit promis une somme de 20.000$. La grande majorité du peuple et de l'armée, a de fait, grâce à cette opération foireuse, démontré son ferme attachement au chavisme.

Cela rend la perspective d'une invasion extrêmement problématique, et les pays latino-américains les plus hostiles ont fait marche arrière toute sur ce point, malgré les tentatives de l'administration US de transformer l'échec de l'opération en prétexte d'intervention. Ils se retrouvent isolés : même l’Union Européenne a exclu dès lundi « de manière catégorique tout soutien ou toute acceptation à l'égard d'une escalade militaire au Venezuela ».

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