Les Etats-Unis violent la convention de Vienne en s'introduisant dans l'ambassade du Venezuela à Washington

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Dans la nuit du 13 mai, la police de Washington a fracturé la porte de l'ambassade du Venezuela et y a pénétré. Les policiers ont, semble-t-il, présenté des documents -sans en-tête ni signature- en vue d'expulser les militants qui depuis la mi-avril s'étaient installés à l'ambassade pour soutenir l'ambassadeur officiel et le personnel. Depuis plusieurs semaines, de nombreuses vidéos montrent les difficultés d'approvisionnement en nourriture de l'ambassade. L'électricité y a même été coupée la semaine passée.

Cela résulte de la désignation par le président autoproclamé Guaido d'un « ambassadeur » fantoche et de la menace de son intrusion dans l'ambassade.

Au moment de la violation de l'ambassade, cet ambassadeur désigné par Guaido s'installait avec l'aide de la police dans les locaux du consulat et d'une mission militaire.

Si ces actes visent à donner un semblant de légitimité aux marionnettes gravitant autour de Guaido et manipulées par l'administration Trump, il est ironique de constater qu'ils ont tous été commis en violation de l'article 22 de la convention de Vienne qui établit que les locaux de la mission sont inviolables et que les agents de l'État de résidence "ne peuvent y pénétrer sans le consentement du chef de la mission".

Lors de la menace sur l'ambassade du Venezuela de Bruxelles, le gouvernement fédéral avait pris ses responsabilités et avait protégé l'ambassade en accord avec la convention de Vienne mais aujourd'hui, le silence de nos gouvernements devant cette grave atteinte au droit international est impressionnant.

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