La Grande-Bretagne s'inquiète de la "liberté de navigation internationale"...

« Nous sommes profondément préoccupés par les actions inacceptables de l'Iran, qui constituent un défi évident à la liberté de navigation internationale », indique ce samedi un communiqué du gouvernement britannique : Pour le moins cocasse de la part du gouvernement qui a saisi il y a à peine 2 semaines un navire iranien "soupçonné" de livrer du pétrole à la Syrie.

Un pétrolier britannique a été arraisonné vendredi dans le détroit d'Ormuz, pour "non respect du code maritime international", selon un communiqué officiel iranien. Cette raison nous semble au moins tout aussi valable que celle donnée par les britanniques lors de l'arraisonnement du bâtiment iranien au large de Gibraltar.

Car même si l'Union Européenne a décrété 'des sanctions' contre la Syrie - pour avoir eu l'impudence de résister au tentatives occidentales de renversement par les forces proxies jihadistes -, même si par cet embargo honteux l'UE s'interdit des échanges normaux avec la Syrie, en aucune façon des 'sanctions' n'autorisent un blocus - ce que représente de fait l'action britannique du 4 juillet.

Un blocus est « un acte de guerre par lequel un belligérant empêche l'accès ou le départ d'une zone définie de la côte ennemie » selon l'Encyclopædia Britannica. Si c'est eux-mêmes qui le disent...

La France appelle les autorités iraniennes «à libérer dans les meilleurs délais le bâtiment et son équipage, et à respecter les principes de liberté de navigation dans le Golfe». L’Allemagne condamne la saisie «injustifiable» de pétroliers dans le détroit d’Ormuz appelle à la libération du navire britannique «sans délai».
Leurs protestations outrées ne font que souligner leur silence hypocrite face à l'acte de piraterie britannique de début juillet.

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