Vous avez dit privilèges?

 

En ces temps de lynchage syndical, on l’a entendu cent fois : les syndicats ne défendraient plus que les privilèges de certaines classes de travailleurs. Sur RTL, en décembre 2015 : « La colère des Belges envers les grévistes de la SNCB est légitime : Ils disposent de privilèges d’un temps révolu… comme les nobles en 1789!»
Avec les « prises d’otages » et « l’archaïsme », cela fait partie de la panoplie antisyndicale du parfait petit commentateur qui veut souffler dans le sens du vent.

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De Crem contre Vredesactie: Le gouvernement va-t-il réprimer toute opposition à son soutien aux guerres de l'Otan?

Le 6 février dernier, se tenait la première séance du procès au tribunal correctionnel, dans lequel le ministre de la défense De Crem portait plainte contre Vredesactie pour une action au ministère de la défense datant de 2008.

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Mais que font-ils de si extraordinaire ?

Le départ de Johnny Thijs, le patron de bpost, suscite bien des remous et fait couler beaucoup d'encre. Solidarité oblige, c'est surtout au sein du monde patronal que l'irritation est à son comble. Surtout du côté flamand, au sein de l'Union Flamande des Entreprises (VOKA). Mais quel est l'objet d'un tel courroux ? En cause : la décision du ministre socialiste des Entreprises publiques, Jean-Pascal Labille, de ramener le salaire du CEO de bpost, estimé à 1 million d'euros par an, à 650 000 euros. Un salaire coquet quand on sait qu'un facteur débute à 20 000 euros et peut espérer un salaire de 30 000 euros après 30 ans de carrière ! La droite et certains patrons flamands n'ont pas peur des mots et traitent le gouvernement de "marxiste-léniniste". Diantre ! On les entend moins quand il s'agit de la baisse des salaires des travailleurs....

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Migrations et syndicalisme

Des centaines de milliers de migrants affluent dans les pays européens et suscitent un sentiment de solidarité envers ces personnes qui souvent fuient la guerre et la désolation, mais aussi des sentiments de crainte, notamment quant aux questions de travail, de chômage et de sécurité sociale. Ces migrants ne vont-ils pas vider les caisses de notre sécurité sociale ? Ne vont-ils pas nous faire concurrence et nous prendre notre travail déjà si rare ?
On peut comprendre ces inquiétudes, d’autant plus que le message venant d’Allemagne est bien celui-là : si le gouvernement de ce pays ouvre grand ses portes, c’est parce qu’à cause de son déclin démographique, il craint la diminution prochaine des travailleurs disponibles et par conséquent la hausse des salaires. On sait bien combien le chômage est « l’armée de réserve » du capitalisme, un réservoir de main-d’œuvre d’autant plus corvéable et soumis qu’il sera précarisé. Plus il y aura de chômeurs affamés, prêts à tout pour retrouver du travail, plus cela permettra de maintenir à un bas niveau les conditions d’emploi.

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Les titres-services: Les pleurs de la servante thrace

Thalès observait les astres et, comme il avait les yeux au ciel, il tomba dans un puits. Une servante de Thrace, fine et spirituelle, le railla, dit-on, en disant qu'il s'évertuait à savoir ce qui se passait dans le ciel, et qu'il ne prenait pas garde à ce qui était devant lui et à ses pieds. Cette histoire est racontée par Platon en 364 avant Jésus-Christ. En 2014, les servantes ne sont plus les esclaves de la Grèce antique. Les servantes d'aujourd'hui travaillent en titres-services. Les maîtres ne sont plus les philosophes, les savants, les grands propriétaires terriens de l'Antiquité. Les maîtres d'aujourd'hui, ce sont des gens comme vous et moi. Mais comme les maîtres de l'Antiquité, nous préférons regarder ailleurs. Retour au réel donc.

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Campagne électorale certes, mais surtout une campagne de luttes!

Comme le montre si bien José García dans l'entretien publié dans ce numéro (p. 6) il y a à Bruxelles en même temps environ 40.000  demandes de logement social et presque 20 000 immeubles inoccupés. Plus injuste encore la droite au gouvernement, avec la complicité active du parti socialiste et des écolos, refuse le projet d'une taxation progressive de loyers et ferme les yeux, complaisante, devant les augmentations de ceux-ci. Pourtant les cadastres  qui servent de référence aux impôts n'ont pas bougé depuis 1980 (normalement leur révision devrait être quinquennale). Bruxelles connaît des grands propriétaires possédant nombreux immeubles et payant des impôts dérisoires tout en augmentant  en permanence  les loyers. Voilà un cas précis et concret  touchant la vie quotidienne des gens qui mobilisera le peuple de gauche bruxellois et en particulier les militants communistes dans la campagne qui arrive.

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