Les titres-services: Les pleurs de la servante thrace

Thalès observait les astres et, comme il avait les yeux au ciel, il tomba dans un puits. Une servante de Thrace, fine et spirituelle, le railla, dit-on, en disant qu'il s'évertuait à savoir ce qui se passait dans le ciel, et qu'il ne prenait pas garde à ce qui était devant lui et à ses pieds. Cette histoire est racontée par Platon en 364 avant Jésus-Christ. En 2014, les servantes ne sont plus les esclaves de la Grèce antique. Les servantes d'aujourd'hui travaillent en titres-services. Les maîtres ne sont plus les philosophes, les savants, les grands propriétaires terriens de l'Antiquité. Les maîtres d'aujourd'hui, ce sont des gens comme vous et moi. Mais comme les maîtres de l'Antiquité, nous préférons regarder ailleurs. Retour au réel donc.

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Campagne électorale certes, mais surtout une campagne de luttes!

Comme le montre si bien José García dans l'entretien publié dans ce numéro (p. 6) il y a à Bruxelles en même temps environ 40.000  demandes de logement social et presque 20 000 immeubles inoccupés. Plus injuste encore la droite au gouvernement, avec la complicité active du parti socialiste et des écolos, refuse le projet d'une taxation progressive de loyers et ferme les yeux, complaisante, devant les augmentations de ceux-ci. Pourtant les cadastres  qui servent de référence aux impôts n'ont pas bougé depuis 1980 (normalement leur révision devrait être quinquennale). Bruxelles connaît des grands propriétaires possédant nombreux immeubles et payant des impôts dérisoires tout en augmentant  en permanence  les loyers. Voilà un cas précis et concret  touchant la vie quotidienne des gens qui mobilisera le peuple de gauche bruxellois et en particulier les militants communistes dans la campagne qui arrive.

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Mais que font-ils de si extraordinaire ?

Le départ de Johnny Thijs, le patron de bpost, suscite bien des remous et fait couler beaucoup d'encre. Solidarité oblige, c'est surtout au sein du monde patronal que l'irritation est à son comble. Surtout du côté flamand, au sein de l'Union Flamande des Entreprises (VOKA). Mais quel est l'objet d'un tel courroux ? En cause : la décision du ministre socialiste des Entreprises publiques, Jean-Pascal Labille, de ramener le salaire du CEO de bpost, estimé à 1 million d'euros par an, à 650 000 euros. Un salaire coquet quand on sait qu'un facteur débute à 20 000 euros et peut espérer un salaire de 30 000 euros après 30 ans de carrière ! La droite et certains patrons flamands n'ont pas peur des mots et traitent le gouvernement de "marxiste-léniniste". Diantre ! On les entend moins quand il s'agit de la baisse des salaires des travailleurs....

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