Au cœur de la guerre au Yémen, le contrôle du Moyen-Orient

Le 26 mars 2015, l’opération « Tempête décisive » était lancée par une coalition militaire de pays arabes (Emirats arabes unis, Egypte, Maroc, Soudan…) dirigée par l’Arabie saoudite. L’intervention, qui avait su opportunément se placer sous la protection d’une résolution de l’Onu, visait officiellement à éradiquer la rébellion initiée par les Houthis qui avaient chassé du pouvoir le « président légitime » Abd Rabbo Mansour Hadi (il avait perdu la capitale Sanaa, conquise par l’alliance de l’époque entre les Houthis et l’ancien président Ali Abdallah Saleh). Des Houthis qui se sentaient territorialement lésés par les mesures gouvernementales, elles-mêmes directement liées à la réunification du pays en 1990 avec la marginalisation des populations du nord.

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Venezuela : le rôle des médias dans la construction du chaos

Lorsque le 23 janvier, Juan Guaido s'autoproclamait président du Venezuela, il annonçait la convocation -dans les 30 jours- des élections présidentielles pour "chasser" le président élu Nicolas Maduro. Quelques heures plus tard, Donald Trump et ses fidèles alliés, dont le français Emmanuel Macron, le social-démocrate espagnol Pedro Sanchez, et notre gouvernement, s'empressaient de reconnaître le jeune collabo. Trois mois après c'est le grand fiasco, Maduro est toujours en place et même Le Figaro est obligé de reconnaître qu'il y a "deux Venezuela" qui s'affrontent et que la campagne anti-Maduro, ouvertement parrainée par la CIA et l'extrême droite internationale, montre des signes de fatigue.

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Syrie : La Belgique doit assumer sa responsabilité dans le crime

Dur retour de boomerang. Maintenant que les plans occidentaux pour la Syrie ont largement échoué, les pays européens sont confrontés à une situation qu’ils n’avaient pas anticipée : que le peuple syrien vienne à bout de l’agression. Que faire à présent des ‘euro-jihadistes’, ces soldats inconscients de l’impérialisme– et de leur progéniture ?

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Rwanda 94 : L’émotion qui cache la forêt des intérêts occidentaux

Le narratif occidental utilise toujours les mêmes méthodes : isoler les événements des causes directes, les présenter comme éléments séparés de leur contexte, et sans rapport avec des intérêts économiques, mettre en avant l’émotion pour empêcher réflexion et analyse. L’horreur ressassée des massacres au Rwanda permet d‘occulter opportunément la question du jeu sanglant des puissances impérialistes en Afrique Centrale

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Il y a 20 ans, la guerre du Kosovo ouvrait la voie aux guerres qui allaient suivre

La nuit du 24 au 25 mars 1999, l’OTAN commençait une campagne de bombardement au-dessus de ce qui restait de la Yougoslavie. Les frappes allaient durer 78 jours et conduire au démembrement final de ce pays. Après 20 ans, et bien d’autres bombes, quelles leçons tirer de cette première « guerre humanitaire » ?

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