SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN

Vladimir Caller, le .

Rien ne semble arrêter les appétits malsains du régime de Netanyahou pour spolier ce qui reste de terres à la population palestinienne. Spoliation qui remonte à très longtemps, lorsqu'à la création de l'Etat d'Israël en mai 1948 David Ben Gourion s'arrangea pour qu'il naisse sans préciser ses frontières. C'est ainsi que des 14 000 km prévus par la Résolution 181 de l'Assemblée Générale des Nations Unies ce pays en contrôle aujourd'hui environ 28 000 et ce, en attendant d'annexer encore ce qui reste à annexer de la Cisjordanie. Violant encore, grossièrement, le contenu et la nature même de ladite résolution, le gouvernement de Netanyahou fit voter en juillet 2018 par la Knesset, le parlement israélien, une loi proclamant Israël comme "État-nation du peuple juif", avec l'hébreu comme seule langue officielle et Jérusalem unifiée comme capitale. Difficile alors, sauf à violer tout respect pour la sémantique, de ne pas qualifier cet état d'état raciste pratiquant l'apartheid comme fondement de sa philosophie politique.

Toute cette orientation est accompagnée d'un façonnement malsain de l'opinion publique de ce pays. C'est ainsi que depuis quelques semaines de jeunes sionistes manifestent devant les quartiers palestiniens aux cris de "mort aux arabes". C'est dans ce contexte que Netanyahou fait pression à la Cour suprême de ce pays pour qu'elle décide l'expulsion de Palestiniens du village de Sheikh Jarrah, situé au nord de la vieille ville de Jérusalem ; territoire sur lequel ils vivent depuis des siècles. Pour ce faire, l'armée utilise sa violence coutumière pour faire face à la résistance courageuse des habitants face à cette nouvelle annexion.

L'exécrable comportement du gouvernement israélien tombé dans les mains de la tendance la plus réactionnaire et raciste du sionisme n'a d'égal que celui des puissances occidentales qui soutiennent ce régime. Ainsi, l'UE et, en particulier, Emmanuel Macron, le plus fervent soutien de Netanyahou, qui ne ratent pas l'occasion de vitupérer contre la Bolivie ou le Venezuela avec la rengaine des "droits de l'homme", se limitent maintenant à implorer de "la retenue" à leur protégé de Tel Aviv tout en le laissant continuer ses sinistres plans.

Face à ce scénario où s'affrontent les pratiques néocolonialistes et racistes d'un côté et la résistance d'un peuple en défense de sa dignité nous estimons que la solidarité des démocrates est impérative.

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