Recherche de la paix en Syrie et le jeu trouble d'Israël

Le gouvernement d'Israël ne fait pas partie des intervenants à la Conférence de Genève qui discutent et négocient le difficile dossier concernant la situation en Syrie. Cette conférence, appelée « Genève 2 » puisqu'elle prolonge, en quelque sorte, celle qui avait eu lieu, dans la même ville, en juin 2012, a un objectif assez ambitieux. En effet, après l'accord, avec notamment la participation des États-Unis et de la Russie, d'un cessez-le-feu, Genève 2 s'est proposé d'explorer les possibilités d'un accord de paix impliquant les divers protagonistes actifs dans le scénario politique syrien, hormis Daesh et Al-Qaeda.

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Panama papers : un son de cloche différent

Si certains se réjouissent à bon droit de cette nouvelle « fuite », il convient de se poser quelques questions quant à cette bien belle et curieuse divulgation. En effet, sur la masse des 214 488 dossiers informatiques et des dizaines de milliers de « contrevenants », dont les noms n’ont certes pas encore tous été communiqués, on ne trouve aucun américain alors que l’on y trouve 732 belges. C’est tout bonnement incroyable.

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ELECTIONS USA : l'imagination aux primaires

Ce serait une nouvelle ironie de l'histoire si le vote des afro-américains en faveur d’Hillary Clinton, en faisant perdre Sanders, menait à l'élection de Trump. Qui aurait pu imaginer qu'une révolte contre l'establishment aurait lieu dans un pays où, d'après les «experts», la crise économique est dépassée depuis longtemps et qui est de loin la première puissance militaire au monde? Pourtant, cette révolte a lieu et elle a un double visage : d'un côté avec Sanders chez les démocrates et de l'autre part avec Trump chez les républicains, l'un et l'autre rejetés par la direction de leurs partis. Soulignons que Sanders a toujours été élu comme indépendant dans son Etat du Vermont et non comme démocrate et que Trump n'a pas toujours été républicain.

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Procès Gbagbo : la partialité d’une certaine « justice internationale »

Si le procès du président Laurent Gbagbo devait permettre d’asseoir la crédibilité de la cour pénale internationale (CPI), l’affaire semble bien mal engagée tant celui-ci contrevient aux principes les plus basiques d’une justice équitable. Il s’agit manifestement d’écarter définitivement cet homme de la vie politique ivoirienne au prix du détournement d’une instance prétendument vouée à la répression des crimes de masse les plus atroces.

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Retour autoritaire à l’ordre néo-libéral en Argentine

 

Philippe Plumhans est un observateur attentif de l'Argentine, où il a séjourné à diverses reprises. Le Drapeau Rouge l'a rencontré pour en savoir plus sur l'évolution politique de ce pays depuis le dernier basculement politique, avec la victoire de la droite conservatrice et pro-atlantiste de Mauricio Macri sur le candidat péroniste (du Frente para la Victoria) Daniel Scioli.

Le Drapeau Rouge.- La politique de Nestor puis de Cristina Kirchner (2003-2015), paraissait assez solide et promise à durer. Comment expliques-tu la défaite du « kirchnerisme » ?

Philippe Plumhans.- Les raisons sont multiples : - la division du mouvement péroniste, dont l'aile droite s'est ralliée à l'actuel président ; - le choix comme candidat du Frente para la Victoria de Daniel Scioli, peu crédible dans ses engagements progressistes ; - l'incapacité de Cristina Fernandez de Kirchner (CFK) de rassembler la gauche non péroniste autour d'un projet national ; - la difficulté à contenir l’inflation ; - la chûte du prix des matières premières ; enfin, le harcèlement des médias qui, depuis des années, attaquent de manière particulièrement odieuse le gouvernement de CFK. Ces campagnes sales et la promesse d'un changement qu'apporterait Macri ont été déterminantes dans le choix des électeurs.

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