Le pillage de l'épargnant lambda

Au début des années cinquante, quand je suis entré à l'école communale, l'instituteur, M. Dumont, nous a donné une feuille à faire lire par nos parents. Aujourd'hui, on appelle cela un tract. Le texte, lu à haute voir par l'instituteur, incitait nos parents à nous ouvrir un carnet d'épargne à la Caisse Générale d'Epargne et de Retraite (CGER). En bons parents qu'ils étaient, ils m'ont encouragé à épargner. Je ne me rappelle plus si c'était tous les mois ou toutes les semaines. Ce dont je me souviens, c'est que M. Dumont ramassait les carnets le lundi et glissait l'argent à l'intérieur pour les déposer à la poste. En retour, nous recevions nos carnets avec un timbre correspondant à la somme déposée. Cette épargne était fructueuse et pédagogique. M. Dumont exigeait, que toute classe dépose une somme identique afin de gommer les différences entre les enfants issus de milieux sociaux dissemblables. J'ai appris plus tard qu'il n'hésitait pas à mettre la main à la poche pour combler l'épargne d'enfants moins fortunés. Il s'arrangeait ensuite avec la ligue des écoles officielles.

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La Syrie où le scénario de violences importées

Comme dans tout conflit, rechercher le " bon " et le " méchant " est stérile car chaque protagoniste défend des intérêts et une vision qui correspondent  à ceux d'un groupe donné pour lequel chacun est en droit d'éprouver sympathie ou antipathie. Il faut donc examiner qui représente quel intérêt dans le conflit syrien avant toute prise de position. Il est clair que, à la différence des premiers mois de tensions en Syrie où chaque camp prétendait représenter l'intérêt du peuple syrien, aujourd'hui, chacun est lié à un réseau international qui a transformé un conflit qui n'a en fait jamais été vraiment " local " en un conflit international dans lequel le territoire syrien sert de terrain de jeu à différents protagonistes.

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