Malgré la brutalité d’un blocus vieux de 60 ans et de fréquentes campagnes de sabotage, Cuba est, selon l'Organisation mondiale de la Santé, à la pointe dans le domaine de la santé publique des pays du continent américain (Etats-Unis compris). Pourtant, lorsqu'en 1959, Fidel et ses compañeros arrivent au pouvoir, ils trouvent le pays dans un état sanitaire calamiteux et se donnent comme première tâche d'y faire face. Très bien, très vite: trop bien même car déjà en 1963, Cuba envoyait sa première brigade médicale à l’aide de l'Algérie révolutionnaire. Elle les a multiplié depuis et on estime qu'une quarantaine de pays et pas moins de trois millions de personnes ont bénéficié du savoir-faire cubain dans le domaine des épidémies.
Nous entendons tous les jours dans les médias les autorités, les ministres, les grands patrons, les vedettes du spectacle, louer sans cesse le rôle des personnels de santé, des facteurs, des éboueurs, des caissières des super marchés. On dirait qu'ils découvrent ce qu'être travailleur quotidien veut dire; qu'ils découvrent la valeur de ces héros anonymes qui n'ont pas attendu le Covid-19 pour se dévouer pour les autres et qui ne demandent pas autre chose que le respect de leurs conditions de travail. Et qui se battent avec force lorsqu'elles sont menacées.
Le président Trump fit durer le suspens au maximum et lorsque la nouvelle arriva, les médias de la planète entière n'eurent de mots assez laudatifs pour saluer le succès de l'administration américaine pour avoir délivré le monde du pape du terrorisme islamique, l'autoproclamé calife Baghdadi.
Avec un manque d'élégance qui correspond bien à sa caste, le président Macron s'était permis de critiquer, post mortem, les engagements politiques du défunt footballeur argentin Diego Maradona : « Ce goût du peuple, Diego Maradona le vivra aussi hors des terrains. Mais ses expéditions auprès de Fidel Castro comme de Hugo Chavez auront le goût d’une défaite amère. » En réfléchissant bien, on peut en effet comprendre que, pour le Président français, la fréquentation de Fidel et Hugo par Diego ait la saveur d'une défaite, de surcroît amère. Lui préfère la fréquentation, « victorieuse » et « douce », de ses interlocuteurs préférés : le prince saoudien Mohammed ben Salman et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, tous deux engagés à priver les Palestiniens de ce qui leur reste de territoires et de souveraineté.
En 1999 Bill Clinton voyait s'approcher le risque d'être destitué de la présidence des Etats Unis suite suite sa liaison avec Monica Lewinsky, une jeune stagiaire à la Maison Blanche. Pris de panique il décida, en guise de diversion de l'opinion publique, d'ordonner le bombardement immédiat de la Yougoslavie, pour de prétendues raisons humanitaires.
Les gigantesques incendies qui dévastent la forêt amazonienne ont ému et indigné l'opinion publique mondiale et ce, d'autant plus, que tout indique qu'à l'origine de cette catastrophe se trouve le projet politique du président brésilien Jair Bolsonaro visant à faire de ce "poumon" de l'humanité un gigantesque espace de négoce pour les grandes corporations de l'agro-industrie et de l'industrie minière. Il l'avait annoncé, noir sur blanc, dans son programme électoral où il dévoilait son projet de combattre les organisations des Indiens, des paysans et des défenseurs de la nature afin "d'intégrer l'Amazonie au reste du territoire national".