France : la fascisation 'En Marche'

Le journaliste Gaspard Glanz a été interpellé ce samedi 20 avril et placé pendant 48 h en garde à vue pour "outrage à agent". Il a reçu l'interdiction du tribunal de 'paraître à Paris' tous les samedis jusqu'en octobre, ainsi que le 1er mai - autrement dit, pour ce parisien dont le métier est précisément de couvrir les manifs, l'interdiction d'exercer son métier pendant 6 mois. Ceci pour un doigt d'honneur aux flics qui venaient de lui lancer une grenade lacrymogène dans les jambes.

Le bilan des forces du régime français pour les seules manifestations des gilets jaunes est impressionnant : 261 blessures à la tête, 23 éborgnés, 5 mains arrachées, et une femme de 80 ans tuée chez elle par une grenade lacrymogène reçue délibérément en pleine figure. Mais ça ce n'est rien comparé à ce crime de lèse-majesté.

D'autant que Gaspard Glanz n'est pas un inconnu des forces de répression: Ce journaliste couvre depuis plusieurs années les mouvements sociaux, et les violences policières. En particulier, il est l'un de ceux qui ont fournis les preuves vidéo des exactions du gorille de Macron, Alexandre Benalla, lors du 1er mai 2018.

Il est même "fiché S", apprend-on incidemment : sous couvert de « lutte contre le terrorisme » le renforcement tous azimut de l'état policier

Mise à jour (29/04): La 16e chambre a constaté  l'irrégularité du placement sous contrôle judiciaire, et a déclaré Gaspard Glanz  libre de se rendre à Paris tous les samedis et le 1er mai.

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