Venezuela : Nouveau flop des plans impérialistes.

Après le lamentable échec du spectacle camions humanitaires de février, le "président autoproclamé" du Venezuela, reconnu par les seuls USA et satellites (dont tristement la Belgique) a essayé de remettre ça cette semaine du 1er mai, en promettant à ses patrons "la plus grande manifestation de l’histoire du pays". A l'autopsie, cela s'avère être l'occupation d'une bretelle d'autoroute, et l’ensemble de la scène du coup d’État s'est déroulée dans une petite zone du quartier riche d’Altamira à Caracas.

"La fin définitive de l'usurpation a commencé aujourd'hui" a fanfaronné ce 30 avril le pantin Guaido, assurant que le président Maduro ne disposait plus du soutien de l'armée. Au final, les soldats ayant fait défection s'élèvent au chiffre impressionnant d'une trentaine....

A la "plus grande manifestation de l’histoire du pays" le peuple vénézuélien a placidement répondu le lendemain : la traditionnelle marche du 1er Mai a été décrite par de nombreux analystes comme l'une des plus grandes manifestations chavistes de ces dernières années.

Il devient assez évident que sans appui militaire extérieur, l'opposition putschiste n'a aucune chance au Venezuela même. Mais le spectacle n'était peut-être destinée qu'aux médias occidentaux, qui en ont profité pour remettre une épaisse couche sur "le régime" et sa "répression", sur l'hyperinflation et les pénuries de biens de première nécessité et de médicaments - "oubliant" tout juste un petit détail : que les États-Unis et leurs complices européens en sont directement à la source, en organisant un véritable blocus du pays, empêchant de facto tout commerce normal avec le pays sous peine de représailles, et empêchant le pays de bénéficier de sa production de pétrole en bloquant le revenu de ses ventes.

Nos médias si intransigeants, si courageux sur le chapitre "démocratie-liberté-droits de l'homme", qui ne trouvent rien à redire sur le fait que l'opposition putschiste vénézuélienne soit ouvertement sponsorisée pas un Elliott Abrams, un des organisateurs de la guerre contre le Nicaragua et le Salvador dans les années 80, condamné dans l'affaire Iran-Contras, ou un John Bolton, l'un des artisans majeurs de la guerre contre l'Irak de 2003...

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