La société de droit belge SWIFT s'écrase devant les menaces US

SWIFT est un système interbancaire international de transfert d'information et de paiement. Plus de 11.000 institutions financières de 200 pays y sont connectées. Couper l'accès d'une banque au réseau SWIFT, c'est lui interdire de recevoir ou d'émettre des paiements via ce canal sur lequel sont branchés la quasi-totalité des grands acteurs financiers mondiaux.

La société est basée à Bruxelles, et soumise au droit belge.

Les USA avaient menacé début novembre de soumettre SWIFT à des sanctions états-uniennes si elle continuait à fournir ses services aux institutions financières iraniennes. A peine quelques jours plus tard la société suspend l'accès des banques iraniennes à son réseau.

La diplomatie US emprunte beaucoup des bonnes pratiques des chefs de gang et des maffieux. Ou, comme l'avait résumé très élégamment Harold Pinter lors de l'agression de la Yougoslavie, «La définition de la politique étrangère américaine c'est “Baise mon cul ou j’écrase ta gueule"».

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L'oubliée des commémorations du 11 novembre

Difficile à rappeler probablement par ceux qui nous abreuveront de commentaires ces jours-ci, la révolution bolchévique d'octobre 1917 est un facteur tout à fait essentiel de la fin précipitée de la grande boucherie de 14-18. Directement inspirés par leur camarades russes, dès janvier 1918 voient éclore un peu partout en Allemagne des grèves pour la conclusion rapide de la paix ; fin octobre 18, les mutineries éclatent et s'étendent dans le pays. Des conseils d'ouvriers, de paysans et de soldats sont instituées dans plusieurs villes allemandes, et le 9 novembre le mouvement gagne Berlin : des colonnes d'ouvriers marchent sur le centre de la capitale et occupent des bâtiments publics ; les soldats présents dans la ville fraternisent avec les insurgés (source).
C'est cette nouvelle qui décidera l'état-major allemand à accepter toutes les conditions imposées par les vainqueurs deux jours plus tard : il était maintenant prioritaire d'utiliser l'amée pour aller écraser la révolution communiste (ce qui sera fait en janvier 19).
Le 9 novembre 1918 était fondé à Berlin Le Drapeau Rouge (Die Rote Fahne), par Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg. Il sera l'organe central du Parti communiste d'Allemagne jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

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Le documentaire qu'Israël ne veut pas que voyions....

La chaîne Al-Jazira, propriété du Qatar, en 2017 a réalisé un documentaire sur "le lobby qui n'existe pas", en réussissant à infltrer un jounaliste à l'intérieur de cette inexistance, et montrant ses opérations pour discréditer et intimider les citoyens US qui s'élèvent pour les droits des Palestiniens, ou soutiennent le mouvement du boycott, du désinvestissement et des sanctions
Israël a fait pression contre l'émirat du Qatar, et a finalement obtenu que le documentaire ne soit pas diffusé: Cela démontre bien qu'il frappe où cela fait mal. Raison supplémentaire pour le regarder : Le site Orient XXI vient d'en publier les deux premières parties (sur 4), sous-titrées en français : https://orientxxi.info/magazine/un-documentaire-interdit-sur-le-lobby-pro-israelien-aux-etats-unis,2715

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Netanyahu : Il faut sauver le soldat Ben Salman

Dans un article intitulé : "Pour quoi Israël lance un gilet de sauvetage aux assassins de Khashoggi ?" le quotidien américain "The Washington Post" révèle dans son édition du 14 de ce mois que le Premier Ministre Netanyahu a téléphoné à la Maison Blanche pour soutenir le prince Ben Salman argumentant qu'il est "très important d'assurer la stabilité du monde et que dans ce but l'on doit tout faire pour que l'Arabie Saoudite reste stable". Avec l'intention, probablement, d'être encore plus précis que son chef, Ron Dermer, l'Ambassadeur israélien à Washington qui avait déclaré "qu'il ne fallait pas jeter le prince avec l'eau du bain". Sans néanmoins préciser s'il s'agissait de l'eau du "bain" utilisé pour "jeter" le journaliste saoudien.
Les mœurs princiers résultent en effet quelque peu embêtants pour les projets saoudo-sionistes au Moyen Orient : le retrait américain de l'accord nucléaire avec l'Iran, l'abandon de la participation américaine au budget d'aide aux réfugiés Palestiniens, le transfert de l'Ambassade USA à Jérusalem, le soutien aux bombardements saoudiens contre les rebelles yéménites, démarches qui dévoilent la vrai nature de l'alliance américaine-sioniste avec le prince égorgeur.
source : The Wadhington Post

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F-35 : les carottes étaient bien cuites...

Ce n'est pas le Drapeau Rouge ni un quelconque mouvement pacifiste qui le révèle, mais un grand patron, Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, au cours d'une conférence ce vendredi 7 à Paris. Selon cette personnalité du business militaire, "...la Belgique avait déjà opté pour les Etats-Unis et ses F-35 avant même que l'appel d'offres pour le remplacement des avions F-16 ne soit lancé". Lucide, et surtout bien informé, il a ajouté que "les liens que la Belgique entretient avec l'OTAN pourraient en partie expliquer cette décision". Enfin, il a fait le constat que "l'industrie de la défense en Europe affiche souvent une préférence pour les produits américains".
On pourrait ajouter en fait que les liens que l'Union européenne entretient avec l'OTAN pourraient en partie expliquer cette décision; bien plus "qu'en partie" d'ailleurs.

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Les Nations Unies et le devoir de neutralité

Une demande d'aide à l'UNESCO pour la restauration des ruines syriennes de Palmire victimes de l'acharnement destructif des hordes islamistes, a été rejetée parce que cette agence avait reçu une directive secrète du Département Politique du Secrétariat des Nations Unies de ne pas participer à aucun programme d'aide en Syrie que ne soit de caractère strictement humanitaire. "Secrète", contrairement aux usages traditionnels de la communication au sein des Nations Unies …
Pourtant, même dans le dit domaine "humanitaire", le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, M. Filippo Grandi a fait état de son opposition à participer à la facilitation au retour des refugiés syriens sous prétexte que la situation serait dangereuse... on est en droit de se demander qui peut mieux juger la situation sur le terrain sur certains endroits du pays, les autorités du pays ou un fonctionnaire siégeant à New York ? Mis dans une situation inconfortable suite à une déclaration si irresponsable, M. Grandi croyait se sortir de l'impasse en précisant qu'il voulait en réalité dire qu'il fallait attendre les résultats des négociations dans le "processus de transition politique" avant que son département s'engage dans des programmes d'aide aux réfugiés ou en des projets de reconstruction du pays.
Il est certes difficile de s'attendre, dans un monde rempli des tensions et traversé des intérêts si opposés, une parfaite honnêteté dans la gestion politique des grands organismes internationaux. Mais nous arrivons là à de la caricature.
Qu'un monsieur Trump ou Macron puisse tenir des positions aussi aberrantes, on pourrait comprendre, car elles sont cohérentes avec leur ligne politique dans le conflit syrien de claire partialité en faveur des milices islamistes. Mais que les Nations Unies, censées être au-dessus de toute soupçon de partialité puissent assumer de telles positions nous semble attentatoire aux principes qui furent à l'origine même de cette institution.
Par contre ce n'est pas tout à fait incompréhensible quand on sait que le directeur du Service Politique des Nations Unies, c’est-à-dire le deuxième personnage dans l'organigramme des Nations Unies après le Secrétaire Général Antonio Guterres, et auteur de la directive secrète, n'est autre que l'américain Jeffrey Feltman, ancien responsable Moyen Orient des États-Unis; personnage clé dans les agressions contre la Lybie et la Syrie et mari de Victoria Nuland, figure éminente du coup d'état qui porta des nostalgiques du III Reich au pouvoir en Ukraine.

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