Tout le monde se désole du taux de chômage, en particulier chez les jeunes de 15 à 24 ans. Chacun y va de sa solution toute faite pour résoudre ce fléau, mais en évitant bien d’analyser les causes du problème de façon générale et objective. Il s’agit en fait d’une lutte idéologique afin d’imposer sa vision des choses plutôt que de répondre à l’exclusion des jeunes du système économique et social.
Les prochaines élections sociales auront lieu en mai 2020. Certaines entreprises en profitent pour liquider leurs délégués syndicaux les plus combatifs.
On le dit assez : les gouvernants font trop de cadeaux aux entreprises. Sous prétexte que celles-ci créeraient de l’emploi, les largesses se multiplient, même sans exiger la moindre contrepartie en matière, justement, d’emploi.
Le secteur des maisons de repos est en pleine mutation au niveau européen où l’on assiste à d’importants regroupements, fusions ou acquisitions. Si la chasse aux parts de marché bat son plein, c’est aussi une autre bataille qui se joue : le bien-être des résidents et usagers comme le respect des droits salariés.
En janvier dernier, l’entreprise Proximus annonçait un « plan de transformation » dans le cadre duquel la direction envisage de supprimer 1900 emplois existants et de procéder, via une filiale, à 1250 nouveaux engagements. L’annonce a suscité une vague d’émoi médiatique et politique, d’assez courte durée. A cette occasion, l’entreprise a justifié son plan par quelques arguments, ressassés ensuite en boucle dans les médias dominants, le plus souvent sans beaucoup de sens critique.