Les tergiversations et autres péroraisons de madame Marie-Christine Marghem quant à sa gestion de nos approvisionnements en électricité sont révélatrices d’une tendance de fond qui, si elle n’est pas neuve, semble se développer, et pas seulement dans la sphère politique. Souvent, les « décideurs » se parent des responsabilités qu’ils doivent assumer, lorsqu’il est fait mention de leurs plantureux émoluments et autres privilèges liés à leur fonction. Or quand le vent tourne et que leur responsabilité est engagée, le réflexe est de rechercher un bouc émissaire, un fusible, afin de se dédouaner desdites responsabilités. Machiavel, sors de ce corps !
On se souvient que, fin de l’année 2005, le « pacte des générations » avait provoqué une mobilisation syndicale résolue. Cette réforme, sur un air bien connu (activation des travailleurs âgés sous prétexte de solidarité entre générations) était finalement mi-figue, mi-raisin, rendant -déjà- plus difficile l’accès à la prépension, mais comptant aussi quelques évolutions positives (généralisation de l’outplacement et des cellules pour l’emploi en cas de restructuration, maintien de l’indemnité de prépension en cas de reprise du travail). Avec le recul, cette réforme paraît bien modérée et anodine quand on la compare au catalogue des horreurs des mesures prises par le gouvernement Michel Ier.
Les prépensions, une aberration ? Un plan social privilégiant les départs (consentis) de travailleurs plus âgés en prépension plutôt que des licenciements « secs »avait été conclu fin juin par les interlocuteurs sociaux chez Carrefour. A cette occasion, des mandataires politiques ont relancé la polémique sur le bien-fondé du système de prépension (que l’on doit actuellement plutôt appeler « régime de chômage avec complément d’ancienneté »). Ainsi, le ministre de l’emploi du gouvernement flamand, a-t-il rendu un avis négatif sur l’abaissement à 56 ans de l’âge de la prépension. Le ministre fédéral n’en a pas tenu compte et a donné son accord. L’idée du ministre N-VA était sans doute de donner un signal fort pour rappeler l’opposition de son parti à ce système.
C’est dans un contexte général d’accroissement des inégalités, que le gouvernement fédéral a annoncé, le 24 juillet dernier, un nouveau train de mesures destinées à accélérer la dégressivité des indemnités de chômage des travailleurs sans emploi. Depuis la réforme de novembre 2012, la dégressivité des allocations de chômage est organisée en trois phases, la durée de chacune de ces phases dépend de différents paramètres, comme le passé professionnel ou la situation familiale.
Fabian Culot, vous connaissez ? C’est un député MR à la Région wallonne. Il risque de passer à l'histoire du crétinisme parlementaire. En effet, nous apprenons qu’il projette de déposer une résolution demandant de dispenser dans les écoles des cours sur les dangers de l'extrême gauche ; résolution qui vise le PTB et ses alliés. Après l'échec retentissant du député MR Denis Ducarme d'entourer le PTB d'un cordon sanitaire en 2016, idée aujourd'hui reprise par le CDH, le MR persiste et signe dans les délires anticommunistes.
Même si la condamnation rendue ce 29 juin à l’encontre de Bruno Verlaeckt, président de la FGTB d’Anvers est une condamnation « pour le principe », non assortie d’une peine, et si Tom de Voght, délégué FGTB dans une entreprise du secteur chimique, a finalement été acquitté, ce jugement rendu par le tribunal correctionnel d’Anvers se situe dans un contexte d’offensive violente émanant du patronat et du gouvernement contre les droits syndicaux . La FGTB ira bien sûr en appel de ce jugement. Ce jugement réclame que le mouvement social aussi envoie un signal fort pour la défense de ses droits.