La mise en bourse de 30% de la banque Belfius, dont l’État belge est l’actionnaire principal depuis la débâcle de Dexia en 2011 fait partie des projets du gouvernement pour la fin de sa mandature. Un projet loin de faire l’unanimité.
La pauvreté s’étend et nous croisons de plus en plus de sans-abris dans nos rues. En février dernier, quand les températures ont brusquement chuté, leur sort est devenu plus inquiétant encore. Y voyant une possible solution, le bourgmestre MR d'Etterbeek Vincent De Wolf a pris une ordonnance visant à confier à la police l'arrestation administrative des sans-abris qui refuseraient d'intégrer les hébergements d'hiver. Cette décision est particulièrement interpellante.
Pour cacher son incapacité à résoudre un problème, le médiocre cherchera un bouc émissaire à qui attribuer la cause du mal. L’honnête homme tentera quant à lui, par une analyse « holistique » et la plus objective que possible de comprendre, afin de tirer des enseignements pour l’avenir et éviter de revivre une situation désagréable, une autre déconvenue.
Il n’y a pas de mot idéal pour décrire l’activité humaine créatrice de valeur et de progrès. Travail est encore le meilleur, même s’il dériverait de « tripalium », instrument de torture antique. « Emploi » évoque trop le travailleur « employé », « utilisé », et donc exploité par un tiers qui s’approprie le fruit de son labeur (sauf dans la fonction publique, où l’on est employé pour le bien public). J’aime assez profession ou, tout simplement, métier. Parce qu’on peut avoir un métier et être chômeur. Même si on est jugé « inutilisable » par l’organisation capitaliste de la société, on est un travailleur avec des compétences, l’envie de construire et une fierté.
Après des falsifications extrêmement graves constatées au sein de l'entreprise Veviba, composante du groupe Verbist, qui représente un tiers de l'industrie belge de la transformation de la viande, les poulets à la dioxine, les œufs au fipronil, et maintenant l’affaire du saucisson de jambon Derwa, la litanie des scandales concernant le secteur alimentaire belge se poursuit.
Nous avons voulu, dans ce texte, illustrer la méthode de cloisonnement utilisée par le patronat pour diviser les travailleurs, affaiblir la force et l'action syndicale au sein des entreprises. Dans les exemples qui suivent, les entreprises concernées ne sont pas explicitement nommées. Les cas cités sont néanmoins authentiques.