Donald Trump avait géré, avec éclat et succès, les dossiers vénézuéliens et arméniens, il semble progresser dans le cubain (visant, dans tous ces cas, à porter atteinte aux intérêts russes et chinois), et voilà qu’il se « plante » solennellement en Iran.
Peu de monde (de ce côté-ci du monde), ont apprécié l’ironie contenue dans la justification formelle du lancement de l’ « Opération Militaire Spéciale », le 24 février 2022, qui reprenait quasi textuellement les justifications de l’OTAN pour lancer la ‘guerre du Kosovo’ : « On ne peut pas regarder sans compassion ce qui se passe [au Donbass]. Nous devions mettre fin à cette atrocité, à ce génocide de millions de personnes qui vivent là-bas. ».
Le groupe étasunien Bloomberg est l’oracle de Delphes[1] incontournable de la finance planétaire et de la gestion de sa communication économique et politique. C’est ainsi que, très naturellement, il s’est toujours illustré pour ses campagnes contre le Venezuela chaviste véhiculant des prédictions les plus sombres pour ce pays avec le concours, aussi naturellement, de Mme Machado, récente prix Nobel.
Lors de sa première visite à l’île en 2013, le directeur général de la F.A.O, Graziano da Silva déclarait : « La sécurité alimentaire de Cuba est similaire à celle des pays développés, avec un indice de malnutrition affectant moins de 5 % de la population. Ce résultat a été possible grâce aux politiques mises en œuvre par le gouvernement pour y assurer les droits à l’alimentation » [1] Depuis lors, ces constats faits par la FAO sont devenus récurrents. Deux ans plus tard, en 2015, son collègue Theodor Friedrich, confirmait cette appréciation en qualifiant l’île comme « élève modèle » en ce qui concerne le devoir de tout état d’assurer le bien-être nutritionnel des populations. Il précisait, en saluant la réduction précoce de la faim dans le pays « ... Cuba est l’un des rares États à avoir atteint aussi bien les objectifs du Millénaire pour le développement » [2]
« Nous ne devons pas permettre que des actionnaires touchent des dividendes colossaux ; qu’ils tirent de gros profits lors des rachats massifs d’actions tout en se payant des salaires exorbitants et injustifiés et ce, au détriment des investissements dans les usines… ». [1] « Nous ne laisserons plus les Américains se faire arnaquer par les banques qui facturent les cartes de crédit à des taux de 20 à 30 % » [2]
Non, l’auteur de ces messages n’est pas Raoul Hedebouw avec la taxe pour les millionnaires mais un certain Donald Trump, ces 7 et 11 janvier, via son réseau ‘Truth Social’. « Nous n’allons pas continuer à permettre ni tolérer cette situation » sont les derniers mots de la première de ces déclarations qui faisait référence aux géants de l’industrie militaire étasunienne.
Durant la nuit du 2 au 3 janvier, en violation totale du droit international, l’État souverain du Venezuela a été victime d’une attaque terroriste sans précédent menée par l’administration Trump qui a aboutit à l’enlèvement de son président élu Nicolas Maduros et de son épouse Celia Flores.