'Un spectre hante..' les parlements régionaux et fédéraux (et fait un premier pas au Parlement européen). Il explique la nervosité, flirtant parfois avec la panique, de la droite conservatrice, des milieux d'affaires et des forces politiques proches de l'OTAN. Et on les comprend parce que c'est le retour, en force, de la pensée marxiste aux salons feutrés des parlements belges depuis que, au lendemain de la guerre, le Parti communiste, auréolé de son engagement sans faille dans la résistance contre l'occupant nazi avait envoyé une vingtaine de membres au Parlement fédéral. Claire victoire du PTB que nous saluons sans réserves dans l'entendu qu'il fera de ces résultats un instrument clair et résolu dans les luttes qui nous attendent.
Le calendrier est parfois porteur de messages. Le 10 décembre au soir, Emmanuel Macron annonçait solennellement sa liste de mesures censées calmer la révolte des Gilets Jaunes. Le 11 au matin, il recevait à l'Elysée les patrons des banques françaises et l'après-midi du 12, les représentants du patronat. Visiblement il devait, sans tarder, rendre des comptes à ses mentors dans le but d'obtenir leur "imprimatur" à la reculade que, pris de panique, il était mettait en œuvre pour sauver leur programme. Pour que le tremblement de terre 'en marche' ne devienne pas tsunami.
L'émotion fut unanime en Italie, et bien au-delà, à l'occasion du terrible accident du Pont Morandi dans la ville de Gènes. Pourtant, une moitié des familles a refusé de participer à la cérémonie d’hommage aux victimes et on ne peut que les comprendre car des responsables à l'origine du deuil qui les accable se trouvaient parmi ceux qui présidaient la cérémonie. Mais la responsabilité de la tragédie dépasse de loin les frontières italiennes.
Le premier mai est bien l'emblème historique des luttes populaires. C'est à la suite de ce jour de 1886 où des hommes et des femmes ont mis toute leur force dans la bataille pour réclamer la journée de 8 heures, certains l'ayant payé de leur vie, que cette date a été reprise par les travailleurs du monde entier pour symboliser leurs batailles.
Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi avait rendez-vous ce 2 octobre au Consulat de son pays à Istanbul en Turquie dans le but d'obtenir un document nécessaire aux formalités de son projet de mariage. Visite dont il ne devait pas sortir vivant puisque vingt jours plus tard, le gouvernement de son pays fait savoir au monde entier, après moult mensonges et tergiversations, que Khashoggi est décédé à la suite d’une "bagarre qui aurait mal tourné". Affabulation qui dépasse les sommets de l'indécence puisque tout indique que ce journaliste dissident a bien été victime d'un assassinat barbare méticuleusement préparé et décidé au sommet de l'Etat saoudien dirigé par le jeune prince héritier Mohamed ben Salman; le même qui organise les bombardements quotidiens et indiscriminés contre les populations du Yémen avec la complaisance, sinon la complicité, de ces grands "démocrates" que sont Donald Trump, Emmanuel Macron et Theresa May.
Une vague d’émotion a secoué la planète à propos de ces centaines de migrants trimbalés de l'Italie vers Malte et finalement reconduits vers l'Espagne. On pouvait voir à la une des grands médias des photos à émouvoir les plus endurcis de leurs lecteurs. Pourtant c'était justement ces grands médias qui avant-hier avaient soutenu l'agression contre l'Irak, hier celle contre la Lybie et aujourd'hui même celle contre la Syrie. C'est ainsi, en fabriquant non seulement le consentement de l'opinion publique vis-à-vis de ces lâches entreprises guerrières mais en arrivant à faire que cette opinion les soutienne qu'ils ont ouvert et suscité ces énormes vagues migratoires. Voilà comment les migrations qu'on attendait par effet du réchauffement climatique ont été devancées par celles produites par ces interventions militaires déguisées sous des prétextes humanitaires mais en réalité profondément néocolonialistes.